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« Extrait du Bulletin de Rouen du 08 Novembre 2022 »
Exposition artistique de la Vallée de l'Aubette

Invité d'honneur : Ismaël Maurey

L’artiste Ismaël Maurey exprime la souffrance de la nature.

Ismaël Maurey est de retour comme invité d’honneur de l’Exposition artistique de la vallée de l’Aubette, à Saint-Aubin-Épinay, du vendredi 11 au dimanche 20 novembre. Rencontre...?

Le village de Saint-Aubin-Épinay organise au centre culturel Saint-Romain, du vendredi 11 au dimanche 20 novembre, son exposition artistique annuelle de la vallée de l’Aubette. Pour cette édition, la première adjointe Marielle Louvet explique vouloir « passer un message sur les enjeux environnementaux de demain ». Un message qui s’exprimera via un fil rouge demandé aux artistes, comme la sculpture monumentale de Laurent Soulet ou encore les œuvres déstructurées en matériaux recyclés de Jérémy Lebouteiller sur « la nature, cet écrin de verdure qu’il faut préserver ».

Une référence à la commune qui va fêter, en 2023, son bicentenaire.

Pour frapper fort, les organisateurs ont choisi le peintre et sculpteur Ismaël Maurey comme invité d’honneur. C’est un retour, car il fut saint-aubinois pendant six ans et a surtout marqué son passage par une exposition de « carcasses », à La chapelle Notre-Dame, en 2018.

Installé depuis à Fontaine-sous-Préaux, Ismaël Maurey va une nouvelle fois proposer « des œuvres chocs, qui ne sont pas des provocations, mais des messages. C’est viscéral chez moi ! », confie-t-il.« Sans forêt, on ne vit plus » Depuis ses débuts, le peintre se pose des questions sur le monde et l’humanité. « Comme je ne sais pas créer sans qu’il y ait un message derrière, c’est en allant en forêt, même dans celle à quelques minutes de chez moi, que j’ai vu que les arbres étaient en train de creuser sous nos yeux, tel un miroir de notre propre existence. Cet été, avec les incendies de dingue, ce fut une prise de conscience. Que restera-t-il après les flammes titanesques, cette ouverture des portes de l’enfer ? Une terre noire et des souches calcinées, sans oublier la déforestation et les maladies provoquées par le réchauffement climatique. L’humain détruit ce qu’il a de plus précieux dans une course du toujours plus. Je suis parti de là pour imaginer ma performance. C’est une écriture très noire forcément, car c’est ma façon de m’exprimer. Le reflet de mon âme face à cette situation. Mais, au final, je vais laisser une touche positive pour que la nature retrouve sa beauté, sa bonté. Nous devons apprendre à nous reconnecter avec elle », explique Ismaël Maurey.

L’arbre magique

Ainsi, sur l’estrade dans la grande salle, dans un monde noir, l’artiste va planter une mini-forêt de dix-sept souches calcinées, accompagnées d’autant de tableaux. « J’ai récupéré les souches pendant les confinements. Dans les formes laissées par la nature, le bois crie de douleur. Il n’y a que le noir qui puisse traduire ça. Les gens pourront tourner autour et regarder mes propres interprétations de cette nature qui souffre ». Et, le public ne restera pas de marbre, car Ismaël Maurey a prévu de les faire participer et réagir. « Chaque visiteur pourra prendre un gland et le planter chez lui, dans un pot. Un bébé chêne pourra naître ainsi. Chérissez-le ! Il sera votre lien avec la nature. Je vais mettre aussi à disposition des feuilles à colorier, ou pour écrire un mot. Elles pourront être accrochées sur l’arbre magique dans la salle d’exposition. Avec les élèves de l’école, je veux aussi planter une forêt de bouleaux blancs dans le parc Saint-Romain. Ils donneront un nom à chaque arbre. Cela sera financé en partie par les ventes des souches. C’est un préambule du bicentenaire de la commune où les enfants s’investiront dans cet écrin de verdure. Au final, j’apporte du noir et nous repartirons avec des couleurs, un espoir ».Et, pour Ismaël Maurey, le processus de création est toujours enclenché, car dans son atelier, les ébauches de ses prochaines œuvres interpellent déjà sur « la crucifixion des corps dans la douleur. Des triptyques féministes », et sur le dialogue des « grands pourris de l’Histoire face à la mort ». Les amateurs peuvent aussi le découvrir à la Galerie Outsiders à Rouen.■

Exposition artistique de la vallée de l’Aubette du vendredi 11 novembre au dimanche 20 novembre au centre culturel Saint-Romain. Vernissage le vendredi 11 novembre à 18 h. Entrée libre.

« Extrait du Paris Normandie du 07 Juin 2018 » au sujet de l’exposition 2018
L’exposition choc d’Ismaël Maurey à Saint-Aubin-Épinay

Le travail d’Ismaël Maurey ne laissera personne insensible comme le veut l’art. Rares sont les expositions qui s’annoncent par avance géniales pour les uns et atterrantes pour les autres. Le pari est pris que celle d’Ismaël Maurey, du vendredi 8 au samedi 16 juin à la chapelle Notre-Dame, sera de celles-ci et restera dans les mémoires des amateurs de peinture.
Artiste investi, l’autodidacte a débuté par la copie de chefs-d’œuvre des grands impressionnistes - « car cela me paraissait simple et une bonne école », explique le peintre - avant de passer trois ans aux Beaux-Arts de Rouen lors des cours du soir, après ses journées de cadre supérieur. Puis, il y a trois ans, ce fut l’adhésion totale pour l’huile et la mine noire pour une création personnelle. Une plongée « afin de peindre pour moi, pas pour en vivre. Une recherche en moi-même. Alors, j’ai lu énormément et visité beaucoup d’expositions, même à l’étranger, spécialement lors de week-end express. »
Trois ans de travail à voir « Ainsi, j’accumule de l’expérience et des références dont le Russe Chaïm Soutine », explique Ismaël Maurey dont le style est « figuratif avec une touche d’impressionnisme ».


Pour sa première exposition individuelle, le peintre présentera pour la première fois ses trois dernières années de labeur passées dans son atelier avec 51 réalisations en trois segments : « Le végétal mort, symbolisé par une souche, la vanité, avec des crânes au nez rouge numérotés à la dent, et enfin les carcasses » qui n’ont rien à envier au maître russe.
Poésie ou provocation, sans conteste un éloge à la mort - « celle qui nous attend, celle qui rigole » - est là, ainsi que la technique, au toucher et au pinceau. Sans militantisme ou revendication, le créateur affirme ses choix notamment sur le lieu
d’accrochage et poursuit son chemin « qui va l’amener vers une série sur les nues.
Un travail sur les corps. Un sujet complexe ». À suivre absolument !


Dessins et peintures d’Ismaël Maurey du vendredi 8 au samedi 16 juin à la Chapelle Notre Dame, route du Meslay.

Horaires : du lundi au vendredi de 17 h à 20 h - samedi et dimanche de 10 h à 18 h en présence de l’artiste.

Vernissage le vendredi 8 juin à 18 h

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